ILLUMINATION IS THE NEW INTERIOR SENSATION | La bibliothèque se trouve au sixième étage. Un plan, une coupe de la tour, distribué à la sortie de l’ascenseur, me renseigne sur l’usage des compartiments de la collection répartis sur un niveau. Je retire des volumes des étagères. Je photographie des images dans des livres, des vues aériennes et des publicités dans des imprimés traitant des sciences techniques de gestion de la ville, des effets du gel dans le sol, des textiles à usage technique et des transports de masse.

The library is on the sixth floor. A map, a cross section of the tower, distributed upon exiting the elevator informs me how to use the collection’s various departments that are spread over one level. I remove volumes from the shelves. I photograph images in books, aerial views and advertisements in publications dealing with the technical sciences of city management, frost action in soil, textiles for technical applications and mass transportation.

Traduit du français par Claire Weyland.

Terry Costlow, « Illumination is the new interior sensation », Automotive engineering international, Vol. 120, no. 3 (Apr. 3, 2012), pages 48-50


KioskRéalisé avec le soutien du Fonds Culturel National, du Ministère de la Culture et du Centre National de l'Audiovisuel, Luxembourg.

APPRENDRE À DORMIR LA NUIT | [Exposition de Carole Melchior] Des parcelles de temps et des captations d'écrans constellent les pans de mur. Des surfaces tramées émettent un bruit blanc, ça vibre et ondule comme pleins de vaguelettes, de petits plis. Les images que nous voyons viennent d'ailleurs. Leur territoire est inconnu. Elles nous invitent à basculer dans l'imaginaire, à explorer les fondations du rêve, comme attirés par le mouvement de flottement des baigneuses qui semblent être peintes, diluées à l'eau. « Apprendre à dormir la nuit » nous parle de la métamorphose des images, de la fabrique des souvenirs, de la création d'une durée psychique et tente d'interroger ce qui produit du réel.

[Solo show by Carole Melchior] Snippets of time and screen shots stud the wall faces. Rasterised surfaces emit a white noise, vibrating and rippling like a multitude of wavelets, like numerous tiny folds. The images that we see hail from elsewhere. Their territory is unknown. They incite us to tumble into the imaginary, to explore the foundations of a dream, as though attracted by the floating movement of the female bathers who appear to be painted, diluted by the water. « Apprendre à dormir la nuit » tells us about the metamorphosis of images, the shaping of memories, the creation of a psychological period, and endeavours to question what produces reality.

Traduit du français par Claire Weyland.

« J'ai rêvé de mon film se faisant au fur et à mesure sous le regard, comme une toile de peintre éternellement fraîche. »
Robert Bresson

« There is something terrible about reality, and I don’t know what it is. »
Michelangelo Antonioni

Commissaire d'exposition : Laurianne Bixhain

Luxembourg Centerfor ArchitectureRéalisé avec le soutien du Fonds Culturel National et du Ministère de la Culture, Luxembourg.

BATHING BY ELECTRIC LIGHT | [Blackout] Le nom du tissu renvoie à son utilisation : moduler l'intensité lumineuse, obscurcir, noircir, ôter à la vue. Disposés tels que des stations, sans fonction précise, les écrans compartimentent l'espace, colorent l'air et créent une atmosphère propice à la détente et à la contemplation. Les housses des poufs, sortes d'îlots au milieu des salles, sont en nylon imperméable (K-way noir/kaki). Assis nos corps flottent sur des amas de billes de polystyrène.

Dans une des salles, nous faisons face à un drapé d’aspect moiré, résultant du doublement d'une étoffe quadrillée. L'ondulation et la mise en mouvement des grilles correspondent à notre position dans l'espace et nos déplacements. Une surface pointillée telle que, par exemple, l'image d'un panneau électroluminescent, affichée sur un écran d'ordinateur crée le même effet. Il s'agit d'exploiter les propriétés sensorielles et la spatialité des différentes matières, de questionner la réception des images numériques et de créer des situations d’indétermination.

[Grip texture] Les images apparaissent une par une aux abords de bandes de tissu/d'écrans (occultant drapé), accueillant le visiteur, protégé contre une lumière trop vive. La noirceur des impressions me rappelle un écran éteint, inactif. Le parcours de l'exposition est lent et silencieux. Les images ont pour sujet le véhicule, sa conduite, le transport et la capsule. Volant, rétroviseur, sièges, entrée et sortie d’air transparaissent derrière le pare-brise et l'essuie-glace d'une voiture apprêtée pour la vente. L'apparence et la texture des sièges provoquent une sensation de frottement et accrochent notre regard. La succession des salles et l'agencement des images, de la matière et du tombé du tissu, correspondent à l'emboîtement d'espaces concrets et mentaux.

« Il y a là, par un miracle du climat, une pénétration réciproque, on ne sait quelle chimie de l'atmosphère qui neutralise les couleurs trop vives, les ramène à une unité de songe, à un amalgame de somnolence plutôt grise. C'est comme si la brume fréquente, la lumière voilée des ciels du Nord, le granit des quais, les pluies incessantes, le passage des cloches eussent influencé, par leur alliage, la couleur de l'air. »

Georges Rodenbach, Bruges-la-Morte, Flammarion, Paris, 1998, p. 133


Centre d'art Nei LiichtRéalisé avec le soutien des Centres d'art et de la Ville de Dudelange.

DE CONEY ISLAND EN BIÉLORUSSIE, D'Lëtzebuerger Land, octobre 2014 | Depuis les années 90, Danielle Igniti a su exposer un nombre impressionnant de jeunes artistes qui ont, dès leur première exposition au Centre d’art de Dudelange, marqué la scène culturelle au Luxembourg, mais aussi dans une perspective européenne : pépinières d’artistes et participations ultérieures à la biennale d’art de Venise incluses. La programmation actuelle confirme cette volonté de recherche et de promotion des talents émergeants. Ainsi, Laurianne Bixhain, qui avait présentée une partie de son travail actuel à la Portfolio Night du Centre national de l’audiovisuel en février de cette année, a conçu un parcours d’exposition à la galerie Nei Liicht qui fait la tentative de traduire un esthétique du monde contemporain à travers des matériaux et des techniques, mais aussi une perception fragmentaire qui s’oriente par l’instant, tout autant qu’elle induit la perspective historique d’une mémoire culturelle collective.

Mais ce qui caractérise vraiment la première exposition monographique de Laurianne Bixhain à Luxembourg est l’apparente simplicité de la présentation et la réduction du langage formel, qui n’est pas simplement un avatar d’un art néo-conceptuel, mais une exploration individuelle d’un quotidien en périphérie du grand spectacle qui le domine. Laurianne Bixhain échappe à cette domination en prenant des chemins de traverse qui mènent cette artiste sur les alentours de sites olympiques désaffectés et d’attractions lumineuses désuètes. À partir de cette sensibilité pour les choses et les situations en marge du quotidien, elle parvient à construire une narration, parfois mystérieuse, qui ne demande rien d’autre qu’une volonté de participation du visiteur. Ici, l’art contemporain est loin d’être « hermétique », il propose une ouverture sur une perception éclatée d’un environnement actuel. Le titre de cette suite est Bathing by Electric Light, une allusion aux premières digues éclairées par la fée électricité sur Coney Island. Un choix qui souligne ce drift particulier qui caractérise, déjà, les travaux de cette artiste.

Alors que l’intérêt du travail de Laurianne Bixhain vient aussi du fait qu’elle exclut les anecdotes autobiographiques, la deuxième exposition de Marcin Sobolev à la galerie Dominique Lang est essentiellement basée sur le vécu, souvent d’ordre familial, de cet artiste qui traduit sa recherche d’un passé qui cadence son présent dans un langage plastique ancré dans un art de la rue, mais évoluant vers une version très individuelle d’un folklore biélorusse.

Sobolev est un personnage emphatique qui réussit à transmettre et à sublimer la notion de souvenir. Dans ses moments les plus faibles, cela se matérialise en en cabinet de curiosités et dans ses gestes les plus significatifs Sobolev crée un ensemble de bouquets pendus, fabriqués avec une assiduité de vaillant petit tailleur. Mais ceci n’est pas de la nostalgie. Marcin Sobolev invente et transforme à partir d’une position qui est celle d’un voyageur entre les styles et les époques, mais aussi entre des mondes aussi différents qu’une forêt bruxelloise et un compartiment de train le menant en Biélorussie.

La programmation du centre d’art de Dudelange permet de découvrir deux positions très différentes d’une création contemporaine, deux expositions qui confirment qu’il y a un art contemporain qui se détache d’une génération selfie qui n’a en vérité plus grand chose à dire.

D'Lëtzebuerger LandChristian Mosar

ELECTRIC BATHING | Les fontaines magiques surgissent à la tombée de la nuit, situées à l'extrémité d'un gigantesque complexe sportif, culturel et touristique, elles font face à la ville de Barcelone. Les bassins sont animés de milles jets d'eau sauteurs. Les spectateurs gravitent autour du bassin central, exaltés, ils s'enlacent et soupirent. Les couleurs sont délirantes, elles sont encore plus lumineuses que celles qui apparaissent sur des écrans. Éblouis, enveloppés d'une nappe de brume – « filet impalpable et mouillé »* – les spectateurs absorbent docilement la lumière.

The magical fountains erupt at nightfall. Situated on the edge of a giant sports, tourist and cultural complex, they face the city of Barcelona. The basins come to life with a myriad of spurting water jets. The spectators gravitate around the central basin – overcome with excitement, they hug and sigh. The colours are crazy, even brighter than they appear on screen. Dazzled, enveloped in a blanket of mist – « a net at once impalpable and moist »* – the spectators meekly absorb the light.

Traduit du français par Peter Leonard.


* Georges Rodenbach, Bruges-la-Morte, Flammarion, Paris, 1998, p. 186

« Quellendes Wasser und Bächlein gemalt zu sehen, ist den Fiebernden besonders zuträglich. Man kann folgenden Versuch anstellen : wenn uns einmal in der Nacht der Schlaf flieht, dann versuche man, sich im Geiste das klarste Wasser der Quellen, der Bäche, oder eines Sees, das man je gesehen, vorzustellen. Alsbald wird die Trockenheit des Wachens feucht, es beschleicht uns der Schlaf, und bald sind wir süß entschlummert. »
Leon Battista Alberti, Zehn Bücher über die Baukunst, Hugo Heller & Co., Wien und Leipzig, 1912, p. 486


« [...] we have increasingly been exposed to luminous colour, as the virtual rapidly invaded our conscious experiences all potentially 'enhanced' and therefore more intense, more fantastic, more glamourous than any real colour on real surfaces. » 
Rem Koolhaas, 30 Colors, V + K Publishing, p. 14


En vente sur l'e-shop du CNARéalisé avec le soutien de la Bourse CNA – Aide à la création et à la diffusion en photographie, Centre National de l’Audiovisuel, Luxembourg.

SONNTAGNACHMITTAGSTIMMUNG | Le dispositif scénique se compose d'un plateau, sorte de soubassement, sur lequel repose une colonne de papier. La couleur du plateau est accordée avec les tonalités de la façade intérieure du musée. Le présentoir, le cadre est doté du rôle de médiateur entre la fluidité du motif, la souplesse du papier et la solidité de la pierre revêtant le sol. La planéité de l'image et la régularité de la trame contrastent avec les cavités naturelles de la pierre. La position horizontale du cliché est quelque peu déstabilisante, le spectateur ignore son orientation. La fonction de l'image n'est pas uniquement descriptive. Les estompages évoquent toutes sortes de figures et donnent libre cours à l'imagination du spectateur.

The setting features a tray, a type of base, on which a paper column rests. The colour of the tray blends in with the tones of the museum’s indoor façade. The display unit, the setting adopts the role of mediator between the solidity of the stone covering the floor, the suppleness of the paper and the fluidity of the subject depicted. The flatness of the image and the regularity of the halftone contrast with the natural cavities of the stone. The horizontal positioning of the image is somewhat destabilising, the viewer does not know its orientation. The function of the image is not purely descriptive. The blurring conjures up all kinds of figures and gives free rein to the imagination of the viewer.

NOTICE : Œuvre orpheline, Heimatlicher Sonntag. Luxemburger Wort, 1940, n° 153 & 154, p. 3

« Le nuage et, en général, les phénomènes météorologiques représentaient pour Aristote le signe annonciateur d'un changement : le signe, l'indice d'une variation, sinon d'une perturbation dont ils sont l'annonce. » 
Hubert DAMISCH, Théorie du nuage. Pour une histoire de la peinture, Seuil, Paris, 1972, p. 57

Réalisé en collaboration avec l'Agence Borderline.

SHOWROOM | Le Salon de l’automobile génère un travail de création d’ambiance. Le cadre d’un tel événement est aménagé de manière à divertir le visiteur. L’environnement dans lequel celui-ci se déplace est totalement artificiel. Les éclairages multicolores, les tapis feutrés, les carrelages étincelants, les écrans panoramiques et les spectacles constituent un décor formel et englobant, une surface de projection. Les millions de diodes électroluminescentes émettent un jeu de formes et de couleurs explosives. Les images, pour la plupart abstraites, déferlent le long des murs. L'ondoiement des vagues numériques transportent le visiteur d'un complexe à l'autre. Les écrans suspendus en hauteur évoquent immanquablement l'architecture commerciale des bords de route. Leur inclinaison et la courbe des murs provoquent une sensation d'enfermement, voir d'apaisement et confinent l'ébahissement du spectateur. Il s'agirait presque d'un parc à thème, d'une attraction sous cloche, le Grand Palais étant une machine transformable en fonction des expositions y prenant place. Le champ thématique est vaste : Salon de l'automobile, des reptiles, de l'alimentation, de l'érotisme, des vacances, des arts ménagers, du bâtiment, des professions, etc.

La ville de Bruxelles est fortement soumise à la culture de l'automobile. Force est de constater qu'elle souffre d'engorgements routier, que le réseau national est particulièrement dense et que la progression du parc automobile est constante. Au salon des expositions, sur son piédestal, la voiture est haussée au rang de stèle, elle divertit et transcende.

[Triennale Jeune Création 2013] Chaque image, imprimée sur du carton ondulé, est une unité modulaire, un élément mobile, la pièce d'un jeu de dominos géant. Les panneaux sont accoudés entre eux ou posés contre le mur. Ils meublent l’espace, et lui confère une certaine profondeur. L’intensité des images varie en fonction de l'objet photographié. La carrosserie du modèle automobile (Crossover Concept) est réduite à un aplat de couleur métallique ; la teinte des tapis de lumières, sortes de traits d'union, s'accorde aux images publicitaires, échangeur autoroutier, vues aériennes urbaines et paysagères. L'ondoiement des vagues lumineuses, éventails de couleurs électrique, est hachuré. Les images apparaissent au fil de la visite et instaurent un dialogue avec les œuvres exposées conjointement. Lambris de carton, mon travail sert de fond, auquel vient se superposer l'ombre du visiteur. Semblant de profondeur et jeu d'assemblage, c'est la superficialité du médium photographique qui est mise en évidence.


The motor show is a work of atmosphere creation. The setting of such an event is designed to enteretain the visitor. The environment in which he or she moves about is totally artificial. Lights, carpets, walls of images, full-screen adverts and sideshows constitue a formal and all encompassing décor, a projection surface.

[Triennale Jeune Création 2013] The photos are mounted on cardboard panels. These panels will be leaned one against the other, or against the wall. They inhabit the space, lending a certain depth to it. The images appear as the visit unfolds and set up a dialogue with the works jointly exhibited. I assimilate the hanging of the exhibition with the layouts of the graphic images. From the book to the exhibition, I simply change the scale, producing human size images, a set, a world of cardboard. The panels are in strip form ; the photos are incisions into the landscape, slices of reality.


« Sans doute celle-ci n'est qu'une fête et ses palais éphémères ne sont eux-mêmes que des décors hâtivement dressés pour être bientôt démontés. Tout ce qu'on y voit ne saurait servir de formule à l'architecture véritable. »

Jean Galotti, « La Renaissance de la Fresque et du Décor », In: L'Illustration – Exposition Internationale de Paris, Les Musées d'Art Moderne, Paris, 1937

« Les murs s'ornaient d'écrans dans lesquels, annonçait-on, il serait possible à l'habitant des lieux de faire défiler ses souvenirs à mesure qu'il les évoquerait. »
Pierre Stephany, « Le bilan du monde à venir », In: 58 l'Expo, Éditions Racine, Bruxelles, 2008, p. 80

« Je crois que l’automobile est aujourd'hui l'équivalent assez exact des grandes cathédrales gothiques : je veux dire une grande création d'époque, conçue passionnément par des artistes inconnus, consommée dans son image, sinon dans son usage, par un peuple entier qui s'approprie en elle un objet parfaitement magique. [...] La nouvelle Citroën tombe manifestement du ciel dans la mesure où elle se présente d'abord comme un objet superlatif. [...] On sait que le lisse est toujours un attribut de la perfection parce que son contraire trahit une opération technique et tout humaine d'ajustement : la tunique du Christ était sans couture, comme les aéronefs de la science-fiction sont d'un métal sans relais. »
Roland Barthes, Mythologies, Éditions du Seuil, Paris, 1970, p. 140-141

« Der Ort, den eine Epoche im Geschichtsprozeß einnimmt, ist aus der Analyse ihrer unscheinbaren Oberflächenäußerungen schlagender zu bestimmen als aus den Urteilen der Epoche über sich selbst. »
Siegfried Kracauer, Das Ornament der Masse, Suhrkamp, Frankfurt, 1963


Carré RotondesRéalisé en collaboration avec le Centre National de l’Audiovisuel, Luxembourg.

MARMOROMANCIE | Si la Marmoromancie existait, ce serait une technique de divination qui consisterait à lire l’avenir dans du marbre ou dans des marbrures comme celle du papier marbré. Pour en arriver à s’interroger sur l’existence d’une telle technique, il a fallu faire l’effort de véritablement s’interroger sur l’état de nos pratiques et de nos intérêts respectifs. Nous avons donc croisé, en trio, l’influence d’une technique décorative au recensement des figures d’une technique divinatoire (la cafédomancie) par un geste performatif qui offre la possibilité d’une Marmoromancie. Cette collaboration nous a permis de bouleverser nos enjeux habituels et pose un regard trouble et inédit sur les liens qui existent ou pas entre la fabrication d’un papier décoratif, la récolte de figures archétypales voir symboliques, la mise en musique presque rituelle de ces figures et la vibration physique ou non qui émanerait de corps en mouvement.

If Marmoromancy had existed, perhaps it would have been a technique used by a soothsayer to read fortunes from marble stone and marbling paper (Ebru). What was important in our collaborative research and experimentation was to use our respective art practices and interests to ascertain influences on the interpretation of the forms and images sensed within the Ebru. With this collaboration we questioned whether or not our actions actually influenced the forms and figures that entered into the making of marbled paper, whether or not the archetypal and symbolic figures seen would or would not change when exposed to ritualistic music and physical vibration emitted from the body in motion.

Traduit du français par Nancy Atakan.

Future FigureRéalisé par Lény Bernay, Laurianne Bixhain, Iris Godbille, Nazli Moripek et Selen Solak, avec le soutien du Ministère de la Culture, Luxembourg.

 

 

______________________
Actualités
 
info@lauriannebixhain.com